samedi 15 mai 2010

respect des cultures et avenir de l'UE , la Belgique

L'eclatement de la Belgique et celui de la France en suivant

D'après l'HUMANITE

"Resterait-il alors d’autres ressources à la Wallonie que d’être satellisée par la France ou rattachée au voisin francophone  ? Paradoxalement, une telle annexion pourrait accélérer le démembrement de notre pays. Il est évident que la Wallonie négocierait son entrée dans la République en obtenant un statut spécial de type alsacien mosellan. Mais, plus gravement encore, ce rattachement « linguistique » activerait les revendications séparatistes ou ulra-régionalistes dans les régions françaises dont la langue d’origine n’était pas le français. Et comme la pression de l’Europe des régions, relayée par l’UMPS, est très forte, la République « une et indivisible », déjà très affaiblie par les « décentralisations » successives, n’y résisterait sans doute pas. Ajoutons que la France aurait immédiatement des problèmes avec Strasbourg, l’autre « capitale » européenne, car une partie de la bourgeoisie alsacienne ne cache pas son vœu de transformer cette ville, jadis « ville d’empire », en ville européenne découplée du territoire français. Bref, c’est l’Europe issue de la Révolution française qui se détricote, pendant que réapparaît l’Europe impériale et vaticane d’avant 1789… au nom de la « modernité »  ! Quant à Bruxelles, que deviendrait-elle  ? Un territoire « indépendant » où la guerre entre francophones et néerlandophones serait de moins en moins larvée  ? Et, cerise sur ce gâteau maastrichien, le territoire bruxellois ne serait-il pas « idéal » pour devenir la capitale… anglophone du nouvel État fédéral et supranational maastrichien, sur le modèle du district fédéral de Mexico ou de Washington DC  ? Bref, les peuples ont tout à perdre, en Flandre, en Wallonie, en France et en Europe, à un éclatement belge, car la mise en place d’un État européen serait une avancée majeure pour l’impérialisme, y compris pour l’impérialisme US qui, avec son acolyte allemand, domine le port d’Anvers. Certes, ce scénario reste aujourd’hui de l’ordre des hypothèses, car la crise de l’UE et de l’euro est éclatante. Mais ces gens ont l’habitude de régler leurs problèmes par la fuite en avant… et la devise de Gramsci doit nous préoccuper  : « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». C’est pourquoi nous sommes solidaires de ceux qui, sur des bases de classe, par exemple en demandant une circonscription électorale unique pour la Belgique (pour casser le monopole des partis pseudo-« linguistiques »), veulent sauver l’unité belge, et nous invitons les Français frontaliers qui travaillent en Belgique à soutenir nos camarades belges, tout en prenant très au sérieux le danger euro-séparatiste, car il se pourrait qu’un jour la « blague belge » finisse par tourner très mal  !"

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