dimanche 16 février 2014

nous n'avions rien et... on a toujours rien... Et même çà diminue

J'ai commencé ma vie de travailleur salarie a Paris en 1967.  Notre compagne était la misère, et je sursaute à chaque fois que j'entends le vocable de "trente glorieuses" .
Mon premier salaire fut de 430 francs . Pour vous donner une indication  je payais alors 150 francs d loyer  pour une chambre , et je devais payer 200 francs de nourriture pour le repas de midi. Le transport coutait plus de 100 francs. L' occitan de base quoi!!!! Je dormai dans une chambre sans fenêtre ...Donc.... si vous avez suivi le raisonnement  , je me trouvais déjà à découverts avant d'avoir pu manger le soir.
Ne parlons pas de sortie... Le métro et le bus étaient nécessaires et payants. Et le bus c'était l'entassement  inimaginable  sur la ligne Clichy Asnières, pour sortir du trou à rats  .
Il se trouve que le métro était cher , mais tout est relatif , en rapport avec avec notre salaire , pour les liaisons en bus. Et òc c
'était la vie des Occitans  de "monter " à Paris  pour mener une vie d'esclave .
Donc il était impossible d'arriver à la fin du mois. Nous travaillions au "noir" à l'époque.J'ai pu ainsi poser des km de lignes sous baguettes  à des salaires défiants toutes concurrences.
Pour vous donner une idée.J'ai demandé 1000 francs pour l"électricité d'un appart Rue de la Pompe dans le XVI  .
A cette époque bénie , on entrait dans une cuve  quelconque  avec un bidon de trichloréthylène , à la main et avec un chiffon pour enlever les dépôts de toutes sortes .   On en ressortait ivre. A cause des vapeurs ...
C'était les trente glorieuses et on se faisait les couilles en or comme disent les économistes  de France Culture. Sauf qu'ils parlent tout le jour  comme les  fainéants  qu'ils sont ... Mais je te jure : rentrer chez toi, en métro  de Tolbiac à Clichy , après une journée dans la crasse de leur cuisine ou dans les vapeurs  chimiques de merde c'était du sport.. 
La prochaine fois je vous enseignerai comment arriver à la fin du mois. 


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