lundi 16 mars 2015

valse dans la pénombre


 En mémoire de mon père mort à 41 ans en 1961,  alors que j'en avais  14..... A Sévérac Gare   village qui ne possedera bientôt plus de gare et plus de langue d'òc. Les commères qui croisaient le fer  (la langue devrais-je dire) avient mis plus d'une décennie  apprendre le français,  avant de prendre des airs de duchesse et de donner des leçons de maintien.... Mais les hommes y étaient braves , travailleurs et fraternels.... Je leur dédie ces paroles vaines. 
Valse dans la pénombre
Je ne serais le  soir venu,
Que l’ombre de mon spectre.
Et Alors ?
Oui mais, je serais seul avec mes cheveux blancs
Il y aura de l’ombre et des lumières
Au travers de mes bras, et de mes doigts tremblants
A travers les volets fermés sur le silence.
Et Alors ?
J’entendrais les cris sourds des torturés sans fin
De la terre qui tremble, et se tord sous l’offense
Jentendrais le cri fou de ceux qui meurent de faim.
De mes lèvres cousues, je fermerai l’issue
En caressant le marbre ou l’écorce d’un arbre.
Oui Et Alors ?
Ou de tout ce que j’aurais à portée de la main  
Il n’y aura que  moi  et mes réminiscences.
Et les démons bourrus, et les fantômes blancs
plein de concupiscence et les momies lubriques,  
Qui essuient en silence  avec leurs chiffons froids,
Des figurines folles en relief sur ma peau
Les symboles fugaces tels des météorites
Que  les foules saluent le  14 juillet..
Oui Et Alors ?
Alors ? Il n’y aura que moi , la Camarde et les Dieux
Et Alors ?
Alors je leur cracherai au visage...
Et Alors ?
Et alors je me dirais adieu.
Alors tu en  mourras ! ,,?!!
Tu crois ?
Alors ?
....J’attendrai un peu.

AF

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